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" Ca va mal, je vais mal, tout va mal. Il faut toujours qu'il y est de la douleur en moi, de l'amertume, de la rage, de la haine. Le bonheur lui, ne vient me rendre visite que très rarement. Il préfère rester dans l'ombre, caché derrière ce lampadaire, son chapeau et ses lunettes noires sur le nez, son long manteau de fourrure sur les épaules, ses mocassins et son sourire mesquin au coin des lèvres. Il fume, il avale la fumé acerbe de sa clope, la recrache, la fait tomber par terre, l'écrase. Le bonheur est vicieux, perfide. Il est laid, portant toujours ses bombes à retardement sur le dos ; Celles qui nous explose à la figure un beau jour d'été. Quand le soleil nous caresse de ses doux rayons, balayant la poussière amoureuse, les chagrins intemporels, les souvenirs brisés, gisant au sol, abandonnés, seuls, faisant monter des marées de sel à mes pupilles. C'est un monstre, un voleur de sourire, un chapardeur de bons moments, un intru, un lache. Et moi, je l'acceuille à bras ouverts, parcequ'il ose venir me servir un peu d'amour sur un plateau doré. "

# Posté le lundi 10 août 2009 18:16

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 14:30

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" Tu l'a sens, la haine, monter en toi, couler dans tes veines ? "

Vous vous sentez donc si puissant, tous deux, en m'infligeant l'humiliation suprême, quand vous sortez vos griffes et vos crocs, empoignant vos armes, vos lances, vos pics et vos flèches. Et moi, face à vous, les cheveux devant les yeux, mon armure rouillée, mes défenses abattues à vos pied par votre armée de mots, de jurons & de points d'exclamation. Je suis faible, j'ai toujours était faible face à vous et au tranchant de vos phrases, aiguisées et saignantes. Stop. Je ne veux plus avoir à verser des torrents de sel lacrymal, je ne veux plus avoir à voir se dresser ce rideau de larmes devant mes yeux. A l'aide.

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 18:56

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 14:44

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Charles Baudelaire par Saez.

# Posté le dimanche 02 août 2009 04:40

Modifié le mardi 08 septembre 2009 14:38

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Brun, il était brun. Aux cheveux sombres et aux yeux noirs. Aux lèvres charnues, au visage brut et coléreux ; Il était grand. Très grand. Et moi je cherchais toujours ses iris dans lesquelles plonger, dans lesquelles pouvoir nager infiniment, dans l'eau noir, dans le sang de ses veines, dans la chair de son corps. J'aurai voulu qu'il me prenne dans ses bras, que la chaleur de son corps enrobe le miens, que ses lèvres qu'il mordille sans arrêt frôlent les miennes. Mais, réveillez-moi, ne me laissez pas fantasmer dans le vide des abysses, dans le néant sans fond. Je l'aime, je l'aime, je l'aime. Comme une folle saignant sur la croix de bois, comme la muse de satan, comme tout, comme rien, de toutes mes forces.

" J'aime écrire, c'est fou comme j'aime ça. "

# Posté le vendredi 31 juillet 2009 08:59

Modifié le mardi 08 septembre 2009 14:42

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Le texte ci -dessous parle de mon père et de toute la peine que je ressens depuis trop longtemps.

Tu n'as jamais rien compris, jamais. Ni mon besoin d'amour inassouvie, ni ma haine, ni ma douleur, ni même ma souffrance. Pourtant, c'était a toi de me comprendre, c'était a toi de me rassurer, à toi de sécher mes larmes. Oui mon vieux, c'était à toi de me sortir de mes idées noires, de ne pas me laisser plonger dans une haine des plus humaines, dans une haine des plus rudes. Oui, et toi, toi tu n'es bon qu'a me répéter sans cesse que je ne suis pas la fille dont tu rêvais, que je ne suis qu'une ado passant sa vie devant son putain de PC. Alors quoi, hein ? Oui, oui je suis une espèce d'adolescente. Mais pas une rebelle, pas une de ces ados qui fument ou boivent, pas une de ces près-pubertes adulant des stars pré fabriquées, pas une groupie ni une emo. Pas une pimbèche, ni une allumeuse. Non, je ne suis rien de tout ça. Et toi, toi tu trouve encore et encore des prétextes à ton courroux sans limite, tu trouves encore des raisons à ta colère futile. Tu trouves toujours de bonnes excuses pour m'infliger tes reproches et tes moqueries. Oui, toujours. Mais c'est fini, oui, c'est bel et bien fini toute cette perversion, toute cette aversion. Fini ton harcèlement moral, fini tes humiliations, tes sourires mesquins, fini ta souffrance, fini la mienne. Tu me déteste, je te déteste, on se déteste. C'est comme ça, ni toi ni moi n'y pouvons quelque chose. Hm, crois-tu vraiment normal qu'un tel dégout me submerge quand je sens ta peau frôler la mienne ? Crois-tu que toute cette souffrance gratuite est vraiment utile ? Non. Biensur que non. Mais c'est plus fort que toi, il faut que tu vois le chagrin sur mon visage, les larmes couler sur mes joues. Sinon ton bonheur n'est pas total, et ma douleur pas complète. Mais, oui, tu sais maintenant, tu sais que j'ai passé l'age de souffir en silence, que désormais j'ose te tenir tête et hurler. Oui, car moi aussi je sais hurler, frapper, cogner. Moi aussi je sais dominer, moi aussi je sais te remettre à ta place. Tu sais, je n'ai jamais réussi a t'appeler papa, non, jamais. T'appeler papa ce serait accepter d'être la fille d'un monstre, ce serait obéir à une hierarchie inverse, à une monarchie sans limites. Alors non. Non non non. Tu n'es pas mon père. Tu n'es qu'un spermatozoide, elle n'est qu'un ovule, et je ne suis qu'une fusion maladroite. Alors, finalement, nous ne sommes tous que des rencontres hasardeuses, nous ne sommes qu'une vulgère fusion à échelle réduite, nous ne sommes qu'un tas de cellules et d'atomes. Alors après tout, j'ai le droit de te détester, toi, mon paternel. Toi, le spermatozoide. Oui, j'ai le droit de jouer, moi aussi, a ton petit jeu pueril, moi aussi je veux pouvoir participer à cette bataille, à ce duel, à ce conflit continuel. Je te déteste, pervers.

# Posté le lundi 27 juillet 2009 11:36

Modifié le samedi 12 septembre 2009 15:03